Témoignage sur l’aide des lycéens de La Tour

Témoignage de Christelle maman de Stanislas:

Tout à commencé par un message des plus réjouissants, de la part d’Envoludia : « vous recherchez un baby-sitter ? les jeunes du Lycée La Tour sont là pour vous ». 

Nous n’avions pas nécessairement besoin de soutien pour un soir ou un après-midi à Paris… mais pour une semaine complète ! Ce fut donc à notre tour de concocter un message « réjouissant » pour les élèves ; notre annonce figura dans les couloirs du Lycée : « nous sommes une famille avec 4 enfants, nous souhaitons proposer à un de vos élèves de partir avec nous pour les vacances ». Et à notre plus grande joie, plusieurs lycéens nous ont contacté ! 

C’est ainsi, que nous avons accueilli au sein de notre famille, Aliénor (élève de 2nde), la 2è semaine des vacances de Pâques. 

Nous sommes tous partis « au vert », et avons eu le soutien d’une jeune-fille délicieuse, spontanée, patiente, à l’écoute… ! Elle est devenue la « fée » de Stanislas, notre petit garçon de 2 ans et demi souffrant de problèmes moteurs qui affectent sont côté gauche depuis la naissance. La présence d’Aliénor à nos côtés fut un réel enchantement.

Un grand merci à Envoludia et au lycée La Tour pour cette belle initiative, et surtout à notre chère Alienor.

Film de Toutes Nos forces Nils tavernier Envoludia

Nils Tavernier et Envoludia – février 2015

Le partenariat entre Envoludia et les lycéens bénévoles  l’Institut La Tour vient de reprendre. Pour lancer le projet, nous avons eu l’honneur de voir le film « De toutes nos forces » en présence de son réalisateur, Nils Tavernier venu pour les 152 élèves de seconde, les enseignants et quelques parents de l’association ! Ce fut une rencontre privilégiée pour découvrir autrement le handicap. Ce fut le moment d’échanges  sincères avec les lycéens, d’applaudissements et de questions.

Ces élèves épaulent Envoludia tout au long de l’année : collecte, mises sous pli, témoignages, coups de mains divers et surtout babysitting, soutien scolaire ou sorties auprès des enfants et des jeunes de l’association. Ces rencontres en tête à tête que nous organisons autour d’un enfant handicapé sont une vraie façon de changer leurs regards sur le handicap et d’ouvrir les cœurs. La tolérance au handicap ne peut se décréter, elle doit avant tout se vivre…

http://www.institutdelatour.com/lycee/actualites-du-cycle-dorientation-2de/2015/5744/

Bilan sur la loi de 2005 sur le handicap

10 ans après la loi de 2005, quand est-il du regard de la société et de la volonté des pouvoirs publics à œuvrer en faveur du handicap ?
Cette loi vise à favoriser l’accès à l’autonomie des personnes handicapées à travers trois grands axes :
– l’accessibilité généralisée pour tous les domaines de la vie sociale (éducation, emploi, cadre bâtiments, transports) ;
– le droit à compensation, définit au regard du projet de vie ;
– l’information et l’accompagnement, avec la création des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

À la demande du Comité d’Entente, l’IFOP a cherché à dresser un bilan en croisant le regard du grand public, d’élus et de personnes en situation de handicap ou d’aidants, sur chacune de ces dimensions. L’apport du regard croisé dans l’analyse des résultats permet de mettre en lumière plusieurs enseignements.

D’une part le hiatus qui se dessine entre l’opinion public et les personnes en situation de handicap d’un côté et de l’autre les élus, acteurs de la mise en œuvre de la loi sur leur territoire. Si les premiers sont une très large majorité à estimer que le plus grand frein à l’intégration des personnes handicapées dans la société est avant tout lié à des questions relevant de la prise de décisions des pouvoirs publics, les élus défendent le point de vue inverse. Plus des ¾ estiment que les pouvoirs publics prennent des mesures concrètes pour améliorer la situation des personnes handicapées ou des aidants. Certes, des actions ont été mises en œuvre, mais sans réelle politique globale qui aujourd’hui laisse de grands vides, notamment en matière d’accessibilité à l’emploi et de niveau de vie.

Autre enseignement important de cette étude, la nécessité de poursuivre le travail sur le besoin de faire changer les regards. Si des progrès ont été constatés auprès du grand public, il s’agit aujourd’hui de dépasser les « bons sentiments » pour faire prendre conscience que chacun peut agir à son niveau pour favoriser la socialisation des personnes en situation de handicap.

Consulter l’enquête Comité d’Entente-IFOP « Regards croisés sur la loi 2005 »

jeune fille IMC Envoludia

« Lycéenne à La Tour bénévole pour les enfants d’Envoludia »

 

jeune fille IMC Envoludia

Caroline, 15 ans, infirme motrice cérébrale

Témoignage de Sarah (décembre 2014), bénévole :

« Dans cette société individualiste, où l’égoïsme est de rigueur, est-il simple de s’ouvrir au monde? A quel moment devenons nous arrêter de porter nos yeux sur nous même?  Comment découvrir autrui lorsque la différence et la découverte nous effraient? Somme nous réellement conscients que le regard et le qu’en dira t-on des autres nous empêchent d’être ? 

Ainsi pour répondre à ces questions, je me dois de vous présenter mon amie Caroline. Elle a 15 ans et est dite «  handicapée ». Il faut reconnaître que ce terme est laid, il y a comme quelque chose de péjoratif, de gênant dedans. Ainsi nos voisins anglais l’ont reconnu. C’est pourquoi ils disent « disabled ». Autrement dit, personne à mobilité réduite. C’est déjà un peu mieux.

Cependant, à mon sens les personnes dites « à mobilité réduite », ne le sont pas.  Au premier abord, il est évident qu’une personne au physique bien constitué est facilement intégrée dans notre société.

Mais est ce normal ? Je ne pense pas. En effet, nous attachons beaucoup trop d’importance à l’aspect extérieur des personnes et même des choses.

Alors qu’en est-il des qualités humaines telles que l’altruisme, la sincérité, et la générosité? Il est certain que cette jeune fille est bien plus mature et ouverte sur ce qui nous entoure contrairement à une autre du même âge.

Alors, n’aurions nous pas nous aussi un handicap? D’ailleurs ce handicap n’est-il pas bien plus grave et gênant à porter? Je pense donc que le manque de qualités humaines dont peuvent faire preuve des personnes « normales » est un réel handicap. »

Ainsi j’aime les moments passés avec Caroline où le partage est notre richesse. »

le partenariat avec le lycée La Tour

bénévoles La Tour Envoludia

Lycée la Tour à Paris

Depuis 2011, les lycéens de l’institut La Tour apportent bénévolement leur aide à Envoludia : babysitting auprès des familles d’enfants IMC, collecte de dons, participation aux évènements de l’association, etc. A travers ces rencontres, nous voulons changer ensemble le regard sur le handicap.

Vincent (ancien de Ramdam) dans la presse !

La maman de Vincent nous fait partagé sa joie et sa fierté pour son fils Vincent qui était à Ramdam lorsqu’il était petit suivi par Alain Chuen.

Grâce à ce témoignage, elle remercie toute l’équipe qui avait cru en Vincent…

Bravo à Vincent pour ses exploits sportifs et bonne chance pour les prochains !

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Témoignage de Sophie – Maman de Madeleine (Halte garderie Ramdam)

photo_temoignage_sophie  Témoignage de Sophie :

« Elle s’appelle Madeleine. Elle a 2 ans. Lorsqu’elle est née, son papa, Antonin, et moi étions fous de bonheur devant ce joli petit gâteau tout chaud de 2,5 kilos. Elle était très jolie et très rigolote à loucher sans cesse et à se pelotonner sans trop bouger contre mon sein.

A quatre mois, elle ne me regardait toujours pas droit dans les yeux. Ce côté évanescent lui donnait un charme fou. Puis je me suis réveillée un matin avec l’impression qu’elle était aveugle. J’ai foncé à l’hôpital… Une semaine et une IRM plus tard : votre bébé à un cerveau lisse à l’arrière. Il ne marchera et ne parlera jamais. Désolée monsieur, désolée madame.

Je me souviens être dans un taxi et regarder les gens marcher dans la rue comme si je voyais des extra-terrestres. Je me disais : Eux sont dans la vie normale, moi je viens de basculer dans un autre monde. Celui terrifiant des parents d’enfants handicapés. Un monde que l’on ne connaît pas et qui fait très très très peur.

Et puis, un mois plus tard, j’ai rencontré Alain Chuen, le kiné de Ramdam. En plein mois d’août, de sa voix de tortue enrouée, il m’a dit : « bon bon bon, on va voir ce que l’on peut faire ». L’autre monde a commencé à s’éclairer.

Aujourd’hui, Madeleine s’épanouit dans son petit groupe de Ramdam. Elle apprend à se retourner, à s’asseoir, à se redresser. Surtout elle s’amuse, dit « papa, maman ». Et même « bébé » depuis l’arrivée de son petit frère.

Alors pour que d’autres enfants aient sa chance, soutenez Envoludia…. »

Naissance d’un nouveau projet

Notre association est née en juillet 2013 de la fusion du GIMC et de l’Apetreimc. Le GIMC-Apetreimc ainsi formé souhaitait marquer son renouveau, son dynamisme en se dotant d’un nouveau nom. Une assemblée générale a voté ce changement de nom début 2014. Nous sommes devenus ENVOLUDIA et nous nous sommes dotés d’un nouveau logo représentatif de nos ambitions.

Les exploits de Maxime – le sport est sa bouffée d’air

IMG_105318 ans ont passé depuis cette photo de Maxime – 5 mois – à Ram Dam en 1995 en kiné avec Alain Chuen…

Malgré un quotidien compliqué par son IMC, Maxime est lycéen en 2nde à Toulouse-Lautrec (Vaucresson) où il a la chance d’avoir une association sportive dynamique. Il a ainsi découvert différents sports handi : escalade, natation, plongée en piscine puis en mer, vélo mais aussi les sports extrêmes comme le saut en parachute, le ski (skikart) et même le pilotage d’un avion !

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Ses professeurs de sport  font preuve d’une imagination et d’une attention sans faille !

Maxime participe à des compétitions handisport et a remporté l’an dernier une médaille d’or aux Jeux de l’Avenir et une autre aux Jeux internationaux Handisport, en lancer de massue.

En vacances, Maxime monte à cheval et apprend la conduite d’attelage, il skie depuis 6 ans et descendra la vallée blanche l’an prochain avec son skikart,

Tout cela est possible avec des moyens adaptés et Maxime ne veut pas paraitre comme une exception. Il ne fait pas tout cela en même temps ni tout le temps mais c’est certain le sport est sa bouffée d’air et il rappelle sa seule devise :

« ne jamais baisser les bras et regarder devant ! »

maxime et handichien

Pour connaître les clubs et autres infos sur le handisport nous vous invitons à lire l’article sur le handisport selon Maxime dans la rubrique entraide parents activités loisirs.

Le « Medley déchaîné » de septembre / octobre 2013

Le journal du centre de jour de septembre / octobre 2013 – le « Medley déchaîné » – est disponible au format PDF.

Bonne lecture !

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