Les effets de la lecture sur le cerveau

Les incroyables bienfaits des livres sur notre cerveau

Article du Figaro du 15 mars 2018

Sciences & Environnement | Par Christophe Doré Publié le 15/03/2018 à 17h23

lecture et cerveau

Les effets de la lecture sur le cerveau

Installé dans un bureau confortable du Collège de France où il enseigne, il évite d’entrée de jeu la chausse-trape: «ce qu’on appelle intelligence est un concept peu clair du point de vue des sciences cognitives. Il y a de l’intelligence dans beaucoup de choses, dans la main du sculpteur, l’intuition mathématique… Face à la lecture, nous sommes sûrs de peu de chose sauf que sa maîtrise reste indispensable pour un bon apprentissage. Nous avons malgré tout beaucoup d’exemples d’enfants dyslexiques qui se révèlent vers 10 ou 11 ans de brillants mathématiciens, physiciens ou informaticiens. On peut en déduire qu’un enfant qui, à cause d’une dyslexie, a des difficultés à lire n’est pas pour autant inintelligent».
Stanislas Dehaene n’est pas du genre à faire de long discours sur des thèmes qu’il ne connaît pas. Sans doute un signe d’intelligence. En revanche, dès qu’il s’agit d’évoquer la lecture et le cerveau, c’est autant le passionné que le chercheur qui s’exprime, s’inquiétant d’abord de tout ce qui reste encore à découvrir face aux énigmatiques effets de la lecture. «Nous aimerions savoir, par exemple, si lire augmente l’espace de représentation du cerveau. C’est assez mystérieux, mais la lecture vous plonge parfois dans un état que Marcel Proust a merveilleusement bien décrit. Vous êtes absorbé pendant des heures si le bouquin est bon. Le temps s’efface, tandis que notre esprit est envahi d’images, de dialogues… La lecture peut même induire la perception de certaines odeurs par le cerveau! Le lecteur est littéralement emporté dans l’esprit d’un autre. Or, on sait aujourd’hui qu’un réseau composé de différentes régions corticales appelé le «réseau de théorie de l’esprit», correspond à la représentation que nous avons, dans nos cerveaux, de l’esprit des autres. Et je me demande si ce système ne peut pas être considérablement augmenté par la lecture de bons livres…»

Des problèmes à élucider comme celui-là, Stanislas Dehaene, malgré ses nombreuses années de recherches, en tire encore des wagons. Pourtant, l’imagerie cérébrale qui permet de mesurer l’activité des différentes zones du cerveau a accéléré nos connaissances sur les mécanismes cérébraux. Grâce à ces nouveaux outils nous découvrons que notre cerveau se révèle une formidable machine à s’adapter, trier et traiter des informations. Ce que les scientifiques appellent sa plasticité, lui permet de développer des circuits dédiés à une activité. C’est ainsi que Stanislas Dehaene a découvert avec le neurologue Laurent Cohen, que la lecture développe une aire de la forme visuelle des mots, cachée dans la région du cortex occipito-temporal de l’hémisphère gauche. Dans cette région, les circuits neuronaux, conçus pour la reconnaissance des objets et des visages, se recyclent pour déchiffrer l’écriture. «Une reconversion lente, partielle et difficile qui éclaire les échecs de certains enfants, explique le cognitiviste. La comparaison du cerveau de personnes alphabétisées et d’autres qui ne savent pas lire a démontré que cette région, mais également certaines aires visuelles et auditives et leurs connexions, se modifie radicalement au cours de l’apprentissage de la lecture. En fait l’enfant, avant d’apprendre à lire, possède déjà un traitement du langage parlé très élaboré. L’apprentissage de la lecture met simplement en place une interface nouvelle, une porte d’entrée vers le langage qui passe par la vision plutôt que par l’audition.»
La lecture n’est donc pas inscrite dans nos gènes. Rien de surprenant vu qu’un pourcentage réduit d’humains sait lire depuis fort peu de temps. «Nous avons inventé cette nouvelle manière d’utiliser notre cerveau, une sorte de bricolage qui date de quelques milliers d’années à partir de la représentation sonore des mots», rappelle Stanislas Dehaene.
La première erreur est de penser que chaque enfant est différent. Ce qui reste incroyable, c’est que cette zone de la lecture est la même pour tout le monde. Elle dépend de connexions spécifiques préexistantes dans l’hémisphère gauche pour 96 % des humains. Pour les autres, dont un tiers des gauchers, elle se localise dans l’autre hémisphère, en un point exactement symétrique, suivant ainsi la latéralisation du langage parlé. Malgré sa plasticité, le cerveau ne peut pas faire feu de tout bois: son organisation est contrainte, et seul un circuit bien précis peut se recycler pour la lecture. Pourquoi? Encore un mystère.
En revanche, ces découvertes devraient permettre d’éviter certaines erreurs dans l’enseignement futur de la lecture. La première est de penser que chaque enfant est différent. Ce n’est pas vrai puisque c’est le même circuit qui fonctionne de la même manière pour tous pendant l’apprentissage de la lecture. «L’idée que les enfants possèdent différents styles d’apprentissage, par exemple l’un visuel et l’autre auditif, est un «neuromythe» ; tout le monde apprend de la même manière, il existe juste des différences de vitesse d’apprentissage, résume notre neuroscientifique. Ce qui est bénéfique en général pour l’apprentissage de la lecture est donc bénéfique pour tous les enfants.»
Essayer de passer directement du graphisme au sens, est une autre erreur. «Cette méthode de reconnaissance globale de la forme des mots, que j’ai beaucoup dénoncée, fonctionne mal car elle ne fait pas appel aux circuits cérébraux normaux de la lecture qui, dans l’hémisphère gauche, mettent en relation les graphèmes et les phonèmes», explique Stanislas Dehaene. «Même si l’enfant parvient à mémoriser quelques mots, l’approche globale ne lui permet pas de décoder des mots nouveaux.» Or c’est un système de décryptage complet, avec toutes ses nuances, qu’exige la lecture efficace. L’enquête de Roland Goigoux l’a confirmé récemment: plus les premiers mois d’école se concentrent sur ce décodage, plus l’enfant progresse vite.

Dans bien d’autres domaines, les effets de la lecture ont été expérimentés, révélant ses étranges qualités. C’est par exemple un formidable outil de distraction. Au sens de divertissement, bien sûr, mais aussi, et c’est ce qui intéresse plus les scientifiques, dans sa faculté à «occuper le terrain». En effet, explique Stanislas Dehaene, «notre espace de travail, dans le cortex préfrontal, ne peut pas réfléchir à deux choses à la fois». C’est pourquoi se plonger dans la lecture dissipe les autres pensées, même les plus nocives.
Des chercheurs de l’université de Sussex ont ainsi conditionné des personnes volontaires dans un état de stress, puis testé sur celles-ci différentes méthodes de relaxation. Menée par le Dr David Lewis, cette expérience a montré que lire réduit de 68 % le taux de stress: mieux que la musique (61 %), boire une tasse de thé ou de café (54 %) ou marcher (42 %). «Lire est plus qu’une simple distraction, confirme le Dr Lewis. Cela implique une participation active de l’imagination, les mots stimulent la créativité modifiant l’état de conscience. Le temps s’arrête et cela débouche en à peine six minutes de lecture sur des bénéfices évidents pour la santé.»

Quand vous lisez, suivre l’histoire parfois complexe mobilise l’espace du travail conscient du cerveau. Pendant ce temps, vous ne pouvez pas l’utiliser pour développer votre anxiété…

Cette mobilisation de la conscience ne créerait pas seulement des espaces de détente pour l’organisme, mais aurait des effets bénéfiques sur le long terme. Il apparaît que les réactions cérébrales pendant la lecture sont proches des réactions en situation réelle. En ressentant ce que vivent les personnages, le cerveau vit des expériences vraies. Et, comme la lecture enrichit l’expression orale (on utilise des phrases plus complexes quand on est lecteur), elle alimente aussi la qualité de compréhension du monde et des autres, de leurs émotions comme de leurs comportements.
«Toute pensée consciente correspond à l’envahissement de l’espace du travail global du cerveau, décrypte Stanislas Deheane. Quand vous lisez, par exemple un roman policier, suivre l’histoire parfois complexe mobilise cet espace du travail conscient. Pendant ce temps, vous ne pouvez pas l’utiliser pour développer votre anxiété, par exemple. L’anxiété c’est l’inverse: c’est l’envahissement de ce réseau conscient par des pensées parasites et négatives.»
Contrairement aux idées reçues, la lecture n’isole pas et n’éloigne pas de la réalité. C’est même l’inverse que constatent les scientifiques. Des régions identiques du cerveau s’activent quand on lit ou quand on pratique la méditation en pleine conscience. Les six minutes de lecture dans le calme évoquées par le Dr David Lewis suffisent à ralentir le rythme cardiaque et soulager certaines tensions musculaires.
Dans les pays anglo-saxons, on développe depuis de nombreuses années des techniques de bibliothérapie, dont l’américaine Sadie Peterson Delaney, qui a travaillé avec des malades mentaux, mais aussi avec des traumatisés de la guerre mondiale, fut une pionnière. En lisant des contes et des histoires oniriques à voix haute, a-t-elle remarqué, les soldats se sentaient mieux, sans savoir à l’époque qu’ils protégeaient ainsi l’espace du travail conscient de leur cerveau que les neuroscientifiques n’avaient pas encore découvert.
Ce caractère apaisant de la lecture a aussi été confirmé pour le sommeil. Il vaut mieux lire au lit avec une veilleuse. Et éviter également les ouvrages de 800 pages aux intrigues parfaites, au risque de ne lâcher l’ouvrage qu’au petit matin! Mais en l’apaisant, la lecture prépare l’organisme à glisser dans un sommeil plus réparateur.
La lecture semble retarder aussi les symptômes de certaines maladies neurodégénératives
Le dernier point sur lesquels les chercheurs se penchent énormément est l’utilité de la lecture face au vieillissement et aux maladies dégénératives. Sans surprise, lire aide à maintenir son cerveau en forme. Outre qu’elle entretient la mémoire, la lecture semble retarder aussi les symptômes de certaines maladies neurodégénératives. Une étude réalisée sur le long terme, incluant 294 participants a ainsi révélé que des lecteurs réguliers présentaient 32 % de risques de dégénérescence mentale en moins que d’autres ayant une activité mentale moyenne. Pour des maladies comme Alzheimer, les résultats sont plus difficiles à analyser. Mais il semble que même si elle commence tard, la pratique régulière de la lecture, en mobilisant le cerveau, maintient un réseau de connexions plus redondant et donc plus robuste.
Dans son laboratoire, Stanislas Dehaene a pu voir concrètement ces différences, en comparant notamment des cerveaux de lecteurs et ceux de personnes ne sachant pas lire. «On s’aperçoit très clairement que leur cerveau est différent, certaines connexions corticales à longue distance sont nettement plus efficaces chez les lecteurs. D’autres travaux, chez l’animal, montrent à quel point l’enrichissement de l’environnement augmente les arborisations dendritiques des neurones. Pour moi, c’est une métaphore de l’impact de l’école et de la lecture. L’enrichissement extraordinaire que la scolarisation apporte à l’enfant modifie littéralement son cerveau.»
L’intelligence serait-elle alors une forêt luxuriante d’arborisations dendritiques? Il faudra poser la question à Stanislas Dehaene une autre fois, car il a déjà été aspiré par sa liste de rendez-vous pléthorique.

Les mystèrs du cerveau décrits par le neurochirurgien Hugues Duffau

Pour comprendre la plasticité cérébrale

Les mystèrs du cerveau décrits par le neurochirurgien Hugues Duffau

L’erreur de Broca, exploration d’un cerveau éveillé

Le professeur Hugues Duffau, neurochirurgien, opère en France depuis 1997 en employant la technique de la chirurgie cérébrale éveillée. Inspiré par les techniques opératoires des professeurs Ojemann et Penfield, il a découvert au fil des 600 opérations effectuées depuis cette date, les mystères de la plasticité cérébrale. Cette capacité du cerveau à se réorganiser et à se remodeler porte de grands espoirs pour les enfants et les adultes souffrant de lésions cérébrales. Les travaux les plus récents en neurosciences et en imagerie cérébrale ont bouleversé ce que la neurologie enseignait depuis 150 ans quand elle posait le localisationnisme comme mode d’organisation du cerveau : le cerveau était divisé en régions, chacune correspondant à une fonction spécifique. Les promesses de la neuroplasticité sont pourtant aujourd’hui établies et le professeur Duffau les décrit au fil de ce livre destiné au grand public (système neveux, du cortex, des fibres blanches profondes et leur organisation en réseaux). Il n’omet pas de mentionner l’extraordinaire force morale de ses patient et les ressources insoupçonnées qu’ils se découvrent dans l’épreuve… Il explique les limites du transhumanisme qui sous-estime la mystérieuse équation du cerveau. Il décrit enfin les limites de la plasticité quand les destructions cérébrales altèrent le réseau de fibres blanches en profondeur, le potentiel de réorganisation n’est pas illimité…

A ses débuts, en rompant avec le dogme de l’aire de Broca, le professeur Duffau a été très critiqué. Sa réflexion, scientifique mais aussi philosophique et sociale, porte dès lors sur le mode d’organisation de la médecine, de la recherche et du partage du savoir. Avec une question : la merveilleuse organisation du cerveau serait-elle duplicable pour l’organisation sociale (réseaux, hiérarchie pyramidale ou non, développement de la recherche pluridisciplinaire à l’échelle internationale, etc.).

Une lecture édifiante et source d’espoirs pour les parents. Et les thérapeutes !

Neurosciences et recherche – la magnétogénétique

neurosciences sourisStimuler à distance un comportement

Des scientifiques américains de l’université de Virginie ont publié dans la revue Nature Neuroscience une nouvelle technique permettant de stimuler à distance et dans un laps de temps très bref les cellules nerveuses. Cette activation de cellules menée sur des souris a été faite avec un champ magnétique . La diffusion de cet outil devrait être rapide, car, comme les outils de l’optogénétique ou de manipulation génétique CRISPR-Cas9, il sera bientôt librement accessible aux laboratoires via la plate-forme de partage Addgene.

Des applications thérapeutiques ?

Des applications thérapeutiques seraient envisageables à long terme. Cette technique d’activation neuronale par un simple aimant sur sa tête pourrait remplacer la stimulation cérébrale profonde, qui fonctionne avec des électrodes implantées et est utilisée pour traiter certains cas de maladie de Parkinson, de TOC (trouble obsessionnel compulsif) ou d’épilepsie.

Plus de détails à lire sur le Figaro du 5 avril 2016 ici ou dans l’article de M.Pierre Kaldy Le Figaro Sciences- Magnétogénétique avril 2016

Comprendre le cerveau – développer son intelligence

Un passionnant article du Point (Octobre 2014) sur les différentes formes d’intelligences et des réflexions sur le développement de l’intelligence. les approches récentes et les progrès des neurosciences. Article complet dans les deux fichiers ci-dessous :développer son intelligence 1 .développer son intelligence 2

tablette handicap enfant

Réflexions autour des tablettes

Une tribune de médecins et de psychologues publiée le 14 septembre 2015 dans Le Monde lance le débat sur le bon usage des tablettes pour les enfants. La tablette causerait de sérieux troubles chez l’enfant lorsqu’elle devient le principal outil de stimulation.

Un débat intéressant à l’heure où de plus en plus de parents d’enfants handicapés se penchent sur les avantages de la tablette comme outil et comme jeu  et où ils recherchent les applications favorisant la stimulation ou la communication. La mise en garde de ces médecins souligne qu’un emploi abusif de ces supports expose l’enfant à des troubles de l’attention, retarde le langage ou entrave le développement de la logique (Cf. article du Monde), autant de difficultés qui vont à l’encontre du but initial évidemment… Un usage précoce mais accompagné de la tablette et un temps limité chaque jour permettront certainement un juste milieu.

Voir aussi synthèse dans le Figaro du 25 septembre 2015 :

enfants tablettes handicap

Les enfants et la tablette, attention à l’emploi abusif

IMC aide à la mobilité

Le Wandercraft – exosquelette et marche autonome

L’évolution des technologies au service du handicap moteur a connu un bond extraordinaire, tandis que le quotidien des personnes handicapées n’a quasiment pas changé.

L’évolution des technologies au service du handicap moteur a connu un bond extraordinaire, tandis que le quotidien des personnes handicapées n’a quasiment pas changé. Sur ce constat, Wandercraft, toute jeune entreprise française, a développé le premier exosquelette capable de se stabiliser et de permettre à l’utilisateur de marcher sans utiliser de béquilles ni joystick. Sa structure mécanique motorisée, dotée de 12 degrés de liberté est adaptée à une démarche anthropomorphe, elle est en cours de développement (un exosquelette est un mécanisme articulé fixé sur une ou plusieurs parties du corps qui permet à son utilisateur de gagner en mobilité).

Les prémisses du projet remontent à 2011, alors que les fondateurs de Wandercraft, passionnés de robotique et de mécatronique, voulaient faire de leur passion un métier et la transformer en un catalyseur d’innovation à impact sociétal. Encore étudiants, Alexandre et Nicolas ont alors commencé leur projet d’entreprise en parallèle de leur formation à Polytechnique.

L’innovation au service du handicap

L’exosquelette Wandercraft a pour vocation de reproduire un mouvement de marche le plus fluide et naturel possible. Le buste de l’utilisateur joue ici un rôle indispensable puisqu’il est le moteur de la marche. En effet, les mouvements du buste déclenchent la marche entreprise par l’exosquelette ou au contraire immobilisent l’appareil. Ainsi, l’exosquelette se met en marche lorsque l’utilisateur penche son buste vers l’avant. Lorsque l’utilisateur souhaite s’arrêter, un simple redressement du buste suffit à mettre fin à la marche. L’exosquelette Wandercraft ne nécessite pas l’utilisation de béquilles, ce qui permet à l’utilisateur de remarcher en gagnant en autonomie.

A qui s’adresse l’exosquelette Wandercraft ?

Il s’adresse à des personnes n’ayant pas l’usage de leurs jambes mais dont le buste reste fonctionnel (personnes atteintes de paraplégies basses et de myopathies dégénératives…) Wandercraft espère étendre les fonctionnalités de l’exosquelette à d’autres pathologies : une des prochaines étapes de développement consistera à intégrer la capacité de moduler l’effort fourni par l’exosquelette pour y ajouter un aspect rééducatif à usage thérapeutique.

Wandercraft collabore actuellement avec des équipes médicales pour adapter au mieux l’exosquelette au plus grand nombre de patients et pour déterminer  qui pourra l’utiliser dans sa première version.

A noter : un médecin se chargera, au moment des essais, de valider ou non l’utilisation de l’exosquelette en fonction de l’état de santé de l’utilisateur. L’exosquelette est réalisé sur mesure, avec validation par votre médecin référent et le médecin de Wandercraft en interne.

 Quand sera-t-il disponible ?

Les essais cliniques débuteront mi-2016 pour dans un second temps obtenir le marquage CE, autorisant la commercialisation de l’exosquelette mi-2017. Dès lors, l’entreprise pourra entamer sa commercialisation.

Pour plus d’informations sur l’exosquelette :

Site internet de Wandercraft : http://www.wandercraft.eu/ logo Wandercarft

bottes handicap marche

Des bottes mécaniques pour réduire l’effort physique

Des universitaires américains ont mis au point un prototype de bottes qui permettraient de réduire de 7 % l’effort physique d’un marcheur, sans recourir à une batterie.

Cet équipement d’assistance à l’effort, de 500 grammes, a été conçu par des spécialistes en biomécanique de l’Université de Caroline du Nord et de l’Université de Carnegie Mellon en Pennsylvanie. Leurs travaux ont été publiés en mars 2015 dans la revue Nature.

Fabriqué en fibres de carbone et prenant la forme d’une paire de bottes mécaniques, l’exosquelette se distingue par son poids léger et l’absence de batterie. Il fonctionne grâce à un simple système mécanique qui repose sur un ressort qui s’étire et se détend selon la position du pied.

En imitant l’action du tendon d’achille, les bottes  permettent de soulager les muscles du mollet, qui consomment de l’énergie en étant contractés lorsque le talon du marcheur est posé à terre. Cette contraction permet de maintenir la tension du tendon d’Achille, qui fait office de levier pour relever le pied. C’est cet enchaînement que double le dispositif mécanique. Quand le talon se pose, le ressort se compresse et stocke de l’énergie via un système d’embrayage. Quand il se soulève, le ressort s’étire en libérant l’énergie pour aider les muscles du mollet à relever le pied.

A l’état de prototype, l’exosquelette permettrait au marcheur de réduire de 7 % son effort physique. Un gain qui pourrait intéresser les personnes âgées ou les personnes victimes d’un AVC qui se fatiguent rapidement lors d’une promenade. Ces bottes mécaniques pourraient également trouver des applications auprès des personnes amenées à marcher de longues distances dans le cadre de leur métier. Article détaillé sur le site.

L’Institut Wyss de Harvard lui aussi veut faciliter la marche à l’aide d’un exosquelette. Il planche actuellement sur un prototype léger et souple, baptisé Exosuit, qui renforce l’action des muscles pour augmenter la distance parcourue.

Pour aller plus loin : site internet IT Technologie et veille technologique   http://www.industrie-techno.com/des-bottes-mecaniques-pour-diminuer-l-effort-physique-en-marchant.37540

NEUROLOGIE : une greffe de neurones pour réparer le cerveau lésé

neurone cerveauUne greffe de neurones pour réparer le cerveau abîmé : des chercheurs ont pu remplacer une zone lésée du cortex d’une souris, voilà qui ouvre de nouveaux espoirs pour soigner l’homme. C’est la prouesse réalisée par des chercheurs français et belges. « Nous sommes les premiers à montrer que l’on peut réparer du cortex, en l’occurrence du cortex visuel », a expliqué Afsaneh Gaillard, Lire la suite

Les neurosciences au service des apprentissages

les aires du calcul du cerveau

les aires du calcul du cerveau

Les scientifiques en savent désormais plus sur la façon dont le cerveau apprend. Voici un article du chercheur Idriss J. Aberkane paru dans le journal Le POINTle 25 janvier 2015  qui permet d’entrapercevoir les capacités remarquables du cerveau et son fonctionnement si complexe pour les apprentissages. Comment l’école peut-elle prendre en compte les progrès des neurosciences pour faciliter les apprentissages et surtout donner aux élèves  l’envie d’apprendre et la curiosité ? C’est un débat qui commence à peine, animé par de grands spécialistes (Cf. M. Dehaenne vidéo). Voilà qui permettra peut-être à l’avenir de changer le regard des enseignants sur les capacités de nos enfants.

Pour plus de détails, voir l’article complet Les neurosciences au service de l’apprentissage – janvier 2015

la plasticité cérébrale peut compenser une lésion du cerveau ?

cerveau IMC plasticité cérébrale

Vue d’un cerveau et son organisation

L’hémisphère gauche de notre cerveau peut-il compenser une lésion dans l’hémisphère droit ? Oui selon une étude scientifique française mettant en avant une modification de l’organisation des réseaux de neurones. Emmenée par le Dr Paolo Bartolomeo, une équipe de chercheurs de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM, sous tutelle de l’Inserm) a donc essayé d’en comprendre les causes . A lire dans  le fichier joint PLASTICITE CEREBRALE

et sur internet : Faire-Face de janvier 2015 : article en ligne .