Une approche globale avec un « conducteur »

La pĂ©dagogie conductive une approche globale qui part d’un pari positif sur les capacitĂ©s de la personne handicapĂ©e, oĂč par une sĂ©rie de jeux et d’exercices guidĂ©s, elle est amenĂ©e Ă  dĂ©velopper ses acquisitions par l’accompagnement d’un «conducteur»; la particularitĂ© de celui-ci est d’ĂȘtre Ă©ducateur polyvalent, formĂ© en quatre ans en psychologie, kinĂ©sithĂ©rapie, orthophonie, 
, pour concevoir des exercices globaux, par opposition Ă  des prises en charge traditionnelles plus parcellisĂ©es. Il forme Ă  son tour les professionnels au contact de l’enfant … ou de l’adulte.

Apprendre à apprendre tout au long de la journée

Il s’agit d’apprendre Ă  apprendre. » Cette approche permet Ă  l’enfant, souffrant d’une lĂ©sion cĂ©rĂ©brale, de mobiliser par un travail d’apprentissage guidĂ©, ses ressources neuromotrices, cognitives sensorielles.
Cela se fait avec un processus Ă©ducatif actif correctement guidĂ©. D’oĂč le nom de conductive…
Cette pĂ©dagogie demande un investissement important au sein des Ă©quipes des Ă©tablissements, une adaptation des modes de travail (travail transdis-ciplinaire). Pour l’enfant, elle Ă©vite le morcellement de prises en charge en assurant une continuitĂ© et une cohĂ©rence tout au long de la journĂ©e.

Les Hortillons, un des rares Ă©tablissements en France Ă  la mettre en oeuvre

Cette approche est mise en Ɠuvre au profit d’enfants polyhandicapĂ©s au sein de notre Ă©tablissement des Hortillons (Ă  Stains, 93) et sa rĂ©ussite nous a amenĂ© Ă  l’Ă©tendre peu Ă  peu Ă  d’autres Ă©tablissements : l’IEM de Saint-Ouen (enfants) et la MAS FAM de l’Orangerie (adultes polyhandicapĂ©s).

Pour aller plus loin

Pour aller plus loin , fiche explicative du Centre Ressources Multihandicap http://www.crmh.fr/crmh/custom/module/cms/content/file/Fiches_methode/peto(1).pdf

et bien sûr le site trÚs complet de Hoptoys : https://www.bloghoptoys.fr/handicap-moteur-la-methode-peto-ou-deducation-conductive

 

L’association CEC Paris – Centre d’Education Conductive de Paris – organise Ă  Paris des stages d’éducation conductive  pendant l’annĂ©e, encadrĂ©s par des thĂ©rapeutes spĂ©cialisĂ©es. A chaque session, diffĂ©rents petits groupes d’enfants sont organisĂ©s par Ăąges/niveaux. TĂ©lĂ©chargez la prĂ©sentation Flyer CEC Paris

Comprendre l’Ă©ducation conductive (Petö)

ImaginĂ©e dans les annĂ©es 1940 par le neuropĂ©diatre AndrĂĄs Petö, la pĂ©dagogie conductive voulait faciliter l’intĂ©gration scolaire des enfants infirmes moteurs cĂ©rĂ©braux (IMC), cette approche est aujourd’hui proposĂ©e plus largement Ă  tous ceux porteurs d’un handicap moteur dĂ» Ă  des lĂ©sions cĂ©rĂ©brales, de polyhandicap, et de retard du dĂ©veloppement psychomoteur.

Le but de est dĂ©velopper l’autonomie fonctionnelle des enfants – ou des adultes – pour leur permettre d’accomplir tous les actes de la vie quotidienne. Le postulat de base est que l’enfant est capable d’accomplir des tĂąches en apprenant Ă  contourner les barriĂšres auxquelles il fait face ; il est donc l’acteur central de cette mĂ©thode. C’est une dĂ©marche globale et une vision positive de la personne basĂ©e sur ses capacitĂ©s et non ses dĂ©ficiences physiques ou mentales. Dans cette mĂ©thode, l’enfant sollicite toutes ses ressources neuro-motrices, cognitives, sensorielles et doit comprendre les consignes donnĂ©es par les intervenants. En dĂ©veloppant des nouveaux chemins neuronaux, l’enfant peut combler petit Ă  petit les difficultĂ©s de mouvements auxquelles il est confrontĂ©. Cette capacitĂ© peut ĂȘtre utilisĂ©e avec des apprentissages actifs correctement « conduits »

Les exercices sont effectuĂ©s au sein d’un groupe de travail avec des enfants d’un mĂȘme Ăąge ou mĂȘme compĂ©tence pour favoriser la motivation, les interactions, la sociabilisation et le respect des rĂšgles. es Les enfants doivent absolument ĂȘtre capables de comprendre les consignes qu’on leur donne pour avancer vers l’autonomie.

Comme dans une Ă©cole :

La mĂ©thode nĂ©cessite un professionnel trĂšs spĂ©cifique, un « conducteur » ou une « conductrice », qui dispose de connaissances pluridisciplinaires : pĂ©dagogie, kinĂ©sithĂ©rapie, psychologie, orthophonie, etc. , sanctionnĂ©es par un double diplĂŽme aprĂšs 4 annĂ©es d’études. Ces « instituteurs » concentrent l’attention de l’enfant comme dans une Ă©cole ordinaire, ce qui limite les effets d’une prise en charge morcelĂ©e et avec une rythme discontinu.

Les Centres d’Education Conductive (CEC) fonctionnent donc comme des Ă©coles. Les enfants y sont accueillis Ă  la journĂ©e, avec des temps d’apprentissages, des rĂ©crĂ©ations, et un temps de pause aprĂšs le repas, qui fait partie intĂ©grante de l’apprentissage. Sur une annĂ©e, ce sont en moyenne 1600 heures d’apprentissage qui sont dispensĂ©es aux petits Ă©lĂšves, volume d’heures qui est Ă  comparer avec quelques heures par semaine auprĂšs de spĂ©cialistes diffĂ©rents.

La démarche dynamique du CEC Paris

CrĂ©Ă© en 2019 par NoĂ©mie Gomes, une maman extraordinaire, le CEC Paris, en attendant d’avoir des locaux pour travailler toute l’annĂ©e, organise des stages d’éducation conductive rĂ©guliers pendant les vacances, encadrĂ©s par des conducteurs spĂ©cialisĂ©s.

Vous trouverez sur son site ici le calendrier à jour des stages , la plaquette : Plaquette CEC Paris_2020. Et la vidéo : https://youtu.be/q4LtqZ3wQAI

Le CEC de Paris offre un chemin intéressant pour les parents qui souhaitent compléter la prise en charge de leurs enfants

Pour finir : la pédagogie conductive en établissement Envoludia

L’IME des Hortillons (Stains) a intĂ©grĂ© les principes de la pĂ©dagogie conductive dans l’accompagnement des enfants.

Sa mission se traduit par la mise en place d’un accompagnement personnalisĂ© permettant de ne pas morceler l’emploi du temps de l’enfant, ni l’enfant lui-mĂȘme, mais de lui garantir une cohĂ©rence et une continuitĂ© indispensables au dĂ©veloppement le plus harmonieux possible. C’est d’abord le temps de l’enfant qui est pris en considĂ©ration. Il reste dans sa classe et ce sont les diffĂ©rents professionnels qui viennent Ă  lui en s’intĂ©grant dans la dynamique de son programme : enseignant bien sĂ»r, accompagnants Ă©ducatifs ou de soins, mais aussi rĂ©Ă©ducateurs et partenaires d’activitĂ©s ponctuelles pour rĂ©pondre Ă  cette approche conceptuelle qu’on appellera ici « programme intĂ©grĂ© ». Plus d’informations : ICI

L’Ă©quipe dĂ©ploie aussi la communication alternative : voir cet article

1/ Une vie dévouée aux enfants touchés par la paralysie cérébrale

Au dĂ©but de sa carriĂšre de jeune masseur-kinĂ©sithĂ©rapeute en 1954, Michel Le MĂ©tayer fit la rencontre du Professeur Guy Tardieu qui bouleversa sa carriĂšre et avec qui il travailla sur de nombreux projets. Sous son impulsion, Michel Le MĂ©tayer dĂ©veloppa l’évaluation neuro-motrice du jeune enfant, avec la dĂ©finition des Niveaux d’Evaluation Motrice. Cette nouvelle approche revisitera complĂštement la rĂ©Ă©ducation de l’enfant infirme moteur cĂ©rĂ©bral (aujourd’hui renommĂ©e Paralysie cĂ©rĂ©brale) et ouvrira des perspectives de progrĂšs considĂ©rables. Ce clinicien chercheur a laissĂ© un hĂ©ritage prĂ©cieux aux milliers de rĂ©Ă©ducateurs qu’il aura formĂ©s en France mais aussi Ă  l’étranger.

Michel Le MĂ©tayer fut Ă  l’origine de la crĂ©ation il y a quarante ans, en 1978, de l’APETREIMC, une des deux associations fondatrices d’ENVOLUDIA. Son histoire est un peu notre histoire. Celle de l’invention d’un concept, « l’éducation thĂ©rapeutique ». Celle de cette belle aventure commencĂ©e dans l’appartement familial oĂč quelques enfants pouvaient bĂ©nĂ©ficier d’une prise en charge prĂ©coce, un appartement oĂč l’exiguĂŻtĂ© des locaux permettait la rencontre de l’ensemble des professionnels autour de l’enfant (KinĂ©sithĂ©rapeutes, Éducatrice, Orthophoniste) mais aussi la proximitĂ© des familles.

C’est dans la continuitĂ© de cette expĂ©rience novatrice, qu’avec quelques parents d’enfants IMC, il crĂ©a en 1983 la halte-garderie des Trotte-Lapins Ă  Paris, qui accueille toujours aujourd’hui 30% d’enfants en situation de handicap moteur. Viendront ensuite deux autres haltes-garderies, RamDam en 1995 puis le Chalet en 2000 qui poursuivront ce modĂšle atypique d’un lieu de socialisation adossĂ© Ă  un cabinet thĂ©rapeutique de rĂ©Ă©ducation.

En effet, l’objectif de Michel Le MĂ©tayer c’est l’accompagnement de l’enfant touchĂ© par le handicap et de sa famille tout au long de ses premiĂšres annĂ©es, si cruciales pour le dĂ©veloppement neuromoteur du jeune enfant. Envoludia, au travers de ses 6 lieux d’accueil du jeune enfant, Trotte-Lapins, RamDam, Le Chalet, HoulaBaloo, Les Bambini et MĂ©li-MĂ©lo, poursuit cet accompagnement mĂȘlant la rĂ©Ă©ducation au jeu et aux activitĂ©s d’éveil. Les Ă©quipes pluridisciplinaires permettent aux enfants de grandir parmi et avec les autres et facilitent l’acquisition de stratĂ©gies de compensation par les enfants en situation de handicap neuromoteur.

Aujourd’hui encore, l’éducation thĂ©rapeutique portĂ©e par Michel Le MĂ©tayer permet aux enfants avec paralysie cĂ©rĂ©brale de dĂ©ployer leurs compĂ©tences et pour nombre d’entre eux d’accĂ©der Ă  la scolarisation.
Longtemps aprĂšs, dans un diaporama retraçant la vie de l’association, il Ă©crivait : « les difficultĂ©s multiples rencontrĂ©es ensemble puis surmontĂ©es, les efforts et les rires partagĂ©s gĂ©nĂšrent un puissant courant de solidaritĂ© et d’amitiĂ© qui soude les familles ».

ENVOLUDIA, avec toutes les familles qui ont, pour un jour ou pour des années, participé à ce projet, exprime toute sa reconnaissance pour son engagement auprÚs des enfants IMC/PC et de leurs familles comme auprÚs des professionnels.

2 / L’approche thĂ©rapeutique Le MĂ©tayer

2.1 Six points fondamentaux qui ont changé en profondeur les pratiques auprÚs des enfants :

PrĂ©sentation par M. Philippe Toullet – Institut de MotricitĂ© CĂ©rĂ©brale Ă  tĂ©lĂ©charger ici

Son approche peut se résumer à travers les 6 points suivants :

  • Une connaissance approfondie du dĂ©veloppement moteur fonctionnel du jeune enfant,
  • Une Ă©valuation clinique qualitative et quantitative prĂ©cise des troubles moteurs et bucco faciaux
  • Une prĂ©vention des troubles orthopĂ©diques  par une proposition d’outils d’évaluation clinique et de rĂ©ponses thĂ©rapeutiques ajustĂ©es
  • Une Ă©ducation motrice et thĂ©rapeutique prĂ©coce
  • Des sĂ©ances d’éducation motrice ludiques et rĂ©pĂ©tĂ©es
  • Une collaboration parents professionnels pour une inclusion scolaire et sociale prĂ©coce.

2.2 Plus concrĂštement :

Dans les annĂ©es 1950, le professeur Tardieu, Ă  BicĂȘtre, avait montrĂ© que la prise en charge prĂ©coce d’enfants IMC rendait possible des progrĂšs et un dĂ©veloppement des capacitĂ©s intellectuelles permettant une scolarisation auparavant considĂ©rĂ©e comme impensable. Selon M.Tardieu, l’infirmitĂ© motrice cĂ©rĂ©brale (IMC) est liĂ©e Ă  des lĂ©sions du cerveau survenant dans la pĂ©riode antĂ©natale ou pĂ©rinatale (de la conception Ă  deux ans). Elle est la cause de handicaps moteurs se caractĂ©risant Ă  des degrĂ©s divers par des troubles de la posture et du mouvement. Les lĂ©sions cĂ©rĂ©brales Ă  l’origine du handicap sont stabilisĂ©es et ne provoquent pas d’altĂ©rations des facultĂ©s intellectuelles ce qui rend possible une scolarisation de ces enfants. Cette dĂ©finition permettait  une diffĂ©renciation Ă  l’Ă©poque avec les enfants ayant un retard mental associĂ© Ă  des troubles moteurs d’origine cĂ©rĂ©brale (IMOC) qui, eux, sont considĂ©rĂ©s comme non scolarisables.

Michel Le MĂ©tayer, kinĂ©sithĂ©rapeute, sous l’impulsion du professeur Tardieu, dĂ©veloppa une mĂ©thode d’évaluation neuromotrice du jeune enfant en fonction de NEM (niveaux d’évaluation motrice) dont il proposa une dĂ©finition. A partir de cette mĂ©thode, fut conçue une nouvelle approche de rĂ©Ă©ducation pour des enfants pour lesquels, auparavant, un diagnostic pessimiste Ă©tait posĂ©.

Pour Michel Le MĂ©tayer, l’efficacitĂ© de la rĂ©Ă©ducation d’un enfant IMC est accrue lorsque, tenant compte des difficultĂ©s spĂ©cifiques de l’enfant IMC, celle-ci est intĂ©grĂ©e dans les activitĂ©s naturelles du jeune enfant, le jeu et les activitĂ©s d’éveil, tout en respectant le plus possible son propre rythme. Le MĂ©tayer nommera cette nouvelle approche « l’éducation thĂ©rapeutique. » Celle-ci sera prĂ©sentĂ©e dans des publications et dans des livres*.

En 1959, Michel Le MĂ©tayer fonda le CDI (Cercle de Documentation et d’Information pour la rĂ©Ă©ducation des infirmes moteurs cĂ©rĂ©braux) qui avait pour objectifs de dĂ©velopper l’éducation thĂ©rapeutique et de proposer des mĂ©thodes et des techniques de rĂ©Ă©ducation ainsi que de promouvoir et diffuser auprĂšs des professionnels (mĂ©decins et thĂ©rapeutes divers) les connaissances relatives Ă  la rĂ©Ă©ducation des personnes IMC.

L’application sur le terrain avec les haltes-garderies :

C’est sur la base d’un certain nombre de principes en rapport avec l’Ă©ducation thĂ©rapeutique que furent crĂ©Ă©es les garderies avec l’ambition de :

‱ rĂ©unir dans un mĂȘme lieu un service d’accompagnement Ă©ducatif (une halte-garderie) et un cabinet de thĂ©rapeutes (avec la prĂ©sence sur place de kinĂ©sithĂ©rapeutes, ergothĂ©rapeutes, orthophonistes, psychomotriciennes) ;
‱ offrir aux enfants en situation de handicap (surtout des enfants IMC) un nombre de places consĂ©quent pour crĂ©er un processus d’intĂ©gration de ces enfants ;
‱ favoriser les Ă©changes pluri-professionnels pour adapter l’accompagnement des enfants au plus prĂšs de leurs besoins et de leurs rythmes ;
‱ favoriser la formation des professionnels aux spĂ©cificitĂ©s de l’accompagnement Ă©ducatif des enfants IMC.

Pour aller plus loin : https://www.institutmc.org/education-therapeutique

Qu’est-ce que la neuroplasticitĂ© ?

Terme rĂ©cent, la neuroplasticitĂ© est la facultĂ© du systĂšme nerveux Ă  se rĂ©organiser quand il subit un changement. Comment cela est-il possible ? D’oĂč vient cette Ă©tonnante facultĂ© ? Telle est la recherche de l’auteur, Norman Doidge, psychiatre canadien et scientifique reconnu, qui recense dans l’ouvrage Les Ă©tonnants pouvoirs de transformation du cerveau, les travaux et dĂ©couvertes des neurosciences et de grands chercheurs depuis plus de trente ans et relate les progrĂšs et guĂ©risons obtenues chez leurs patients.

Espoirs

norman_doidge_ouvrageRiche d’espoirs, ce livre explique Ă  travers des cas connus et moins connus comment le cerveau est capable de compenser par lui-mĂȘme les dĂ©ficiences et lĂ©sions subies, de se dĂ©velopper et de s’amĂ©liorer.

Livre dense, d’une grande richesse de travaux scientifiques, il est nĂ©anmoins Ă©crit avec beaucoup de pĂ©dagogie dans un style accessible au grand public sans les travers du style spectaculaire de certains auteurs amĂ©ricains. L’auteur fournit ainsi de nombreux Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion aux parents qui rĂ©flĂ©chissent à la prise en charge de leur enfant et Ă  son avenir et permet un plus grand discernement dans les choix Ă  faire.

Norman Doidge norman_doidge

Norman Doidge est psychiatre, psychanalyste et chercheur Ă  l’universitĂ© Columbia Ă  New-York oĂč il enseigne. Il donne de nombreuses confĂ©rences au Canada d’oĂč il est originaire, aux Etats-Unis et en France. Vous pouvez le suivre sur Facebook et sur son site http://www.normandoidge.com/. La somme des travaux en neurosciences et leur synthĂšse relatĂ©e dans son livre lui ont fourni des outils pour une prise en charge diffĂ©rente de ses propres patients notamment pour des comportements addictifs.

Qu’en retenir ?

Aude, maman,  tĂ©moigne aprĂšs sa lecture de Norman Doidge :  » il me semble necessaire dÂŽexpliquer que la neuroplasticitĂ© va à l’encontre de la conception  traditionnelle que nous avons d’un cerveau immuable, figĂ©, passĂ©es les premiĂšres annĂ©es de vie. La neuroplasticitĂ© est tres libĂ©rante pour les parents par rapport à cette épĂ©e de Damocles « tout se joue avant… x ans ». Le point fondamental est que la neuroplasticitĂ© repose sur une conception integrĂ©e corps-esprit (et non pas la dichotomie occidentale entre le cerveau-chef et les fonctions executantes du corps). C’est à mon sens ce dernier point qui permet de comprendre comment des stimulations sensorielles (Tomatis) ou une approche par le mouvement (Feldenkrais), ou une alliance parole-rythme.mouvement (Padovan) peuvent aboutir à crĂ©er des connections neuronales nouvelles.
Il me semble essentiel aussi de dire que la neuroplasticitĂ© pour qu’elle puisse s’exercer suppose un environnement enrichi, d’un point de vue sensoriel, physique, Ă©motionnel, mental (Cf. les travaux sur le lien entre mĂ©ditation et neuroplasticitĂ© par exemple). Le message pour les parents et les thĂ©rapeutes me semble ĂȘtre : espoir… et au travail ! » (mai 2017)

Pour aller plus loin avec un autre livre de Norman Doidge

doidge_guerir_neuroplasticitĂ©Tout aussi passionnant, voire plus, le livre GuĂ©rir grĂące Ă  la neuroplasticitĂ© s’impose Ă©galement ! Sa lecture permet au grand public d’acquĂ©rir avec facilitĂ© une meilleure comprĂ©hension des derniĂšres dĂ©couvertes en neurosciences, trĂšs prĂ©cieuse pour guider l’accompagnement thĂ©rapeutique des enfants. Elle offre surtout de nombreuses informations sur diffĂ©rentes approches thĂ©rapeutiques connues aujourd’hui. MĂ©lody, maman et lectrice,  dĂ©taille : « Un livre trĂšs vivant et accessible. Chaque chapitre raconte l’histoire d’un patient et d’une mĂ©thode thĂ©rapeutique (Tomatis, Feldenkrais…) lui ayant permis de dĂ©passer ses difficultĂ©s voire de guĂ©rir. Autant de rĂ©cits qui permettent d’aborder de façon simple les derniĂšres dĂ©couvertes en neurosciences et de comprendre comment fonctionne les mĂ©thodes de stimulation de la plasticitĂ© cĂ©rĂ©brale. »

En conclusion ?

Si l’on sait aujourd’hui que la plasticitĂ© neuronale ne saurait ĂȘtre infinie et que nous, parents, devons savoir nourrir des espoirs « raisonnables », il ne faut pas s’interdire de retenir cette phrase d’Edward B. Le Winn : « Le potentiel d’un organisme  »normal » ne peut ĂȘtre mesurĂ©.  Le potentiel rĂ©siduel d’une personne avec un  »cerveau blessé » n’est pas mesurable non plus mais il est ignorĂ© et sous-estimĂ© ».

VoilĂ  de quoi garder une bonne dose d’Ă©nergie pour apporter le meilleur Ă  nos enfants !

La thérapie Feldenkrais : en bref

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Moshe Feldenkrais

La thérapie Feldenkrais est une méthode de reconnexion neuronale basée sur le mouvement, qui trouve confirmation dans les découvertes les plus récentes des neurosciences.
Elle a Ă©tĂ© fondĂ©e par Moshe Feldenkrais (1904-1984), d’origine ukrainienne, Ă©migrĂ© en France puis en IsraĂ«l.
Ce n’est pas une thĂ©rapie manuelle mais un travail intĂ©rieur de prise de conscience de soi mĂȘme Ă  travers le mouvement et les sensations qui y sont reliĂ©es.
Cette mĂ©thode s’est d’abord diffusĂ©e en IsraĂ«l et aux Etats Unis (notamment Ă  travers Anat Baniel) puis en Europe.
Elle vise un public trĂšs large, enfants comme adultes.
En France, les therapeutes Feldenkrais ne sont habituellement pas des kinĂ©sithĂ©rapeutes. Cette thĂ©rapie n’est donc pas remboursĂ©e par la sĂ©curitĂ© sociale.

Comprendre cette approche – Regard de parents

Aude, Maman d’Elie, nous adresse son tĂ©moignage :

« Nous commençons la thĂ©rapie Feldenkrais pour notre fils, Elie alors agĂ© de 4 ans, au printemps 2015. Ce qui nous amĂšne au dĂ©part,  c’est la persistance … lire la suite « 

Et comprendre Feldenkrais avec une thérapeute

C’est avec le regard croisĂ© de PĂ©tra, thĂ©rapeute Feldenkrais du petit Elie que nous pouvons approfondir le sens de la dĂ©marche  : « Quelques mots pour rĂ©sumer ce que nous avons rĂ©alisĂ© avec Elie…  lire la suite  »

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Un nouveau regard sur les troubles d’apprentissage

Lors du  chaleureux DĂźner des Parents Formidables du 23 mars 2017 (voir compte-rendu),  parents et professionnels ont dĂ©couvert une approche peu connue autour des troubles d’apprentissage : les rĂ©flexes archaĂŻques.

Les reflexes primitifs sont des mouvements automatiques qui Ă©mergent in utero et restent actifs plusieurs mois aprĂšs la naissance. Ils ont un rĂŽle de protection et de survie
 Ces rĂ©flexes ont une phase d’activation, plus ou moins longue, puis d’intĂ©gration (vers l’ñge d’un an). On a constatĂ© que chez certains enfants ou adultes, une partie des rĂ©flexes ne s’était pas bien dĂ©veloppĂ©e ou ne s’intĂ©grait pas complĂštement. Mais la persistance de ces rĂ©flexes constitue un stress corporel, un parasitage qui perturbent les apprentissages. Des techniques corporelles autour du mouvement permettent aujourd’hui d’y remĂ©dier… Pour en savoir plus, le site de Claire Lecut, l’intervenante de cette soirĂ©e  : http://mouvement-et-apprentissage.net/

mouvement et apprentissage

I Les réflexes

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affinity therapy

Ross Suskind et son fils Owen : communiquer autrement

L’« affinity therapy », communiquer aves des personnes autistes grĂące Ă  leurs passions :

L’« affinity therapy », ou thĂ©rapie par affinitĂ©, va-t-elle rĂ©volutionner la prise en charge des troubles de communication et de l’autisme ? Le premier colloque international sur l’« affinity therapy » qui s’est tenu en France, Ă  l’universitĂ© de Rennes, les 5 et 6 mars 2015, a tentĂ© d’en tracer les contours, mĂȘlant tĂ©moignage de parents et de professionnels. Quelle est l’idĂ©e ? Des parents, aux Etats-Unis et en France se sont appuyĂ©s sur l’intĂ©rĂȘt de leur enfant pour les dessins animĂ©s pour le soigner, ils utilisent ainsi des dialogues et des personnages des dessins animĂ©s, notamment en rejouant des scĂšnes avec l’enfant. Pour mieux comprendre, lire Le Figaro du 12 mars 2015 ou ci-dessous : Communication – l’affinity therapy – Figaro 12 mars 2015.

Le journal Le Point, Ă  l’occasion de la sortie du documentaire consacrĂ© au parcours incroyable d’Owen SĂŒskind, a consacrĂ© un article passionnant dans son Ă©dition du 28 janvier 2017 ici et Le Point – thĂ©rapie par affinitĂ©s fev 2017

La thĂ©orie Davis est le produit d’une approche « essai-erreur »

Les dyslexiques ont gĂ©nĂ©ralement du mal avec les objets non-rĂ©els et symboliques, tels que les lettres et les chiffres. Dans l’effort qu’ils font pour apprĂ©hender les symboles comme ils le feraient avec un moteur d’automobile ou un schĂ©ma technique, ils peuvent se dĂ©sorienter. C’est ce qui provoque les symptĂŽmes que l’on connaĂźt bien, substitutions, omissions, inversions, transpositions, Ă  la lecture ou Ă  l’Ă©criture. La dĂ©sorientation ne se limite pas aux entrĂ©es visuelles. Beaucoup de dyslexiques confondent Ă  l’oreille les sons ou se perdent dans la sĂ©quence des mots dans une phrase. On peut remarquer des perturbations dans leur sens du temps et leur coordination motrice peut ĂȘtre immature ou maladroite.

Si les dyslexiques pensent en image et sont sujets aux désorientations perceptives dans le sens du temps et les différentes modalités sensorielles, la solution en vue du contrÎle de la dyslexie est donc double :

  • Une technique pour contrĂŽler la dĂ©sorientation perceptive.
  • Une technique pour Ă©liminer les causes de la dĂ©sorientation perceptive

Plus d’infos sur le site de l’Association d’Apprentissage Davis

Visualiser les 37 signes révélateurs de la dyslexie

Thérapie avec des dauphins à Mundomar (Costa Blanca, Espagne)

Face au handicap, l'aide de la delphinothérapie

La delphinothérapie au centre Branko Weizmann en Espagne

Pendant une semaine entiĂšre, en novembre 2015, Salomon a pu dĂ©couvrir les dauphins pendant une demi-heure par jour, accompagnĂ© d’un thĂ©rapeute spĂ©cialisĂ©. Le cƓur de la thĂ©rapie est le contact avec les dauphins auquel s’ajoute un petit programme d’apprentissage. Salomon souffre d’une leucodystrophie, la maladie de Pelizaeus Merzbacher, qui provoque un handicap moteur et cognitif. La thĂ©rapie avec des dauphins ne fait Ă©videmment pas des miracles mais les effets positifs se remarquent dĂšs le dĂ©but : Salomon paraĂźt plus dĂ©tendu et en mĂȘme temps plus Ă©veillĂ©. Les rayons ultrasons des dauphins apportent une dĂ©tente mais sont aussi stimulants pour la concentration, autant de bĂ©nĂ©fices pour les enfants porteurs d’un handicap.

Branko Weitzmann et sa femme Birgit, avec un mĂ©cĂ©nat important, proposent depuis 15 ans cette thĂ©rapie trĂšs demandĂ©e et gratuite au parc marin Mundomar Ă  Benidorm (Espagne). Informations et inscriptions sur le site: www.brankoweitzmann.com. Attention, la liste d’attente est longue.

Lucy – novembre 2015

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Rééducation : réflexions autour des rééducations

aprĂšs les AVC (Le Figaro du 2 mars 2015).

Bien des progrĂšs ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans la prise en charge des patients et leur rĂ©Ă©ducation. Parmi ceux-ci la rĂ©alitĂ© virtuelle se met au service de la rĂ©Ă©ducation, en effet si rien ne remplace l’action humaine, la rĂ©cupĂ©ration motrice est proportionnelle Ă  la rĂ©pĂ©tition du geste. C’est pour cela qu’ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s depuis 1995 les robots de rĂ©Ă©ducation. Atouts et limites dans les articles ci-dessous. La rĂ©alitĂ© virtuelle au service de la rĂ©Ă©ducation et AprĂšs l’AVC les nouveaux chemins de rĂ©cupĂ©ration

Envoludia le figaro cerveau

Figaro du 2 mars 2015 Cerveau AVC