LIVRE – Norman Doidge Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau

Qu’est-ce que la neuroplasticité ?

Terme récent, la neuroplasticité est la faculté du système nerveux à se réorganiser quand il subit un changement. Comment cela est-il possible ? D’où vient cette étonnante faculté ? Telle est la recherche de l’auteur, Norman Doidge, psychiatre canadien et scientifique reconnu, qui recense dans l’ouvrage Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau, les travaux et découvertes des neurosciences et de grands chercheurs depuis plus de trente ans et relate les progrès et guérisons obtenues chez leurs patients.

Espoirs

norman_doidge_ouvrageRiche d’espoirs, ce livre explique à travers des cas connus et moins connus comment le cerveau est capable de compenser par lui-même les déficiences et lésions subies, de se développer et de s’améliorer.

Livre dense, d’une grande richesse de travaux scientifiques, il est néanmoins écrit avec beaucoup de pédagogie dans un style accessible au grand public sans les travers du style spectaculaire de certains auteurs américains. L’auteur fournit ainsi de nombreux éléments de réflexion aux parents qui réfléchissent à la prise en charge de leur enfant et à son avenir et permet un plus grand discernement dans les choix à faire.

Norman Doidge norman_doidge

Norman Doidge est psychiatre, psychanalyste et chercheur à l’université Columbia à New-York où il enseigne. Il donne de nombreuses conférences au Canada d’où il est originaire, aux Etats-Unis et en France. Vous pouvez le suivre sur Facebook et sur son site http://www.normandoidge.com/. La somme des travaux en neurosciences et leur synthèse relatée dans son livre lui ont fourni des outils pour une prise en charge différente de ses propres patients notamment pour des comportements addictifs.

Qu’en retenir ?

Aude, maman,  témoigne après sa lecture de Norman Doidge :  » il me semble necessaire d´expliquer que la neuroplasticité va à l’encontre de la conception  traditionnelle que nous avons d’un cerveau immuable, figé, passées les premières années de vie. La neuroplasticité est tres libérante pour les parents par rapport à cette épée de Damocles « tout se joue avant… x ans ». Le point fondamental est que la neuroplasticité repose sur une conception integrée corps-esprit (et non pas la dichotomie occidentale entre le cerveau-chef et les fonctions executantes du corps). C’est à mon sens ce dernier point qui permet de comprendre comment des stimulations sensorielles (Tomatis) ou une approche par le mouvement (Feldenkrais), ou une alliance parole-rythme.mouvement (Padovan) peuvent aboutir à créer des connections neuronales nouvelles.
Il me semble essentiel aussi de dire que la neuroplasticité pour qu’elle puisse s’exercer suppose un environnement enrichi, d’un point de vue sensoriel, physique, émotionnel, mental (Cf. les travaux sur le lien entre méditation et neuroplasticité par exemple). Le message pour les parents et les thérapeutes me semble être : espoir… et au travail ! » (mai 2017)

Pour aller plus loin avec un autre livre de Norman Doidge

doidge_guerir_neuroplasticitéTout aussi passionnant, voire plus, le livre Guérir grâce à la neuroplasticité s’impose également ! Sa lecture permet au grand public d’acquérir avec facilité une meilleure compréhension des dernières découvertes en neurosciences, très précieuse pour guider l’accompagnement thérapeutique des enfants. Elle offre surtout de nombreuses informations sur différentes approches thérapeutiques connues aujourd’hui. Mélody, maman et lectrice,  détaille : « Un livre très vivant et accessible. Chaque chapitre raconte l’histoire d’un patient et d’une méthode thérapeutique (Tomatis, Feldenkrais…) lui ayant permis de dépasser ses difficultés voire de guérir. Autant de récits qui permettent d’aborder de façon simple les dernières découvertes en neurosciences et de comprendre comment fonctionne les méthodes de stimulation de la plasticité cérébrale. »

En conclusion ?

Si l’on sait aujourd’hui que la plasticité neuronale ne saurait être infinie et que nous, parents, devons savoir nourrir des espoirs « raisonnables », il ne faut pas s’interdire de retenir cette phrase d’Edward B. Le Winn : « Le potentiel d’un organisme  »normal » ne peut être mesuré.  Le potentiel résiduel d’une personne avec un  »cerveau blessé » n’est pas mesurable non plus mais il est ignoré et sous-estimé ».

Voilà de quoi garder une bonne dose d’énergie pour apporter le meilleur à nos enfants !

Comment parler de handicap aux enfants ?

Une sélection de livres pour enfants qui sensibilisent au handicap.

http://apprendreaeduquer.fr/livres-enfants-handicap/

Itinéraires d’une jeune parisienne en fauteuil roulant

Charlotte de Vilmorin est une blogueuse avec un humour qui fait du bien pour dépasser les galères de l’ handicap.

A lire absolument ses articles, ses anecdotes  et son quotidien :

http://wheelcome.net/

 

Forte du succès de son blog, elle vient de sortir un livre « Ne dites pas à ma mère que je suis handicapée, elle me croit trapéziste dans un cirque »

Charlotte de Vilmorin Grasset

Hop toy’s – rubrique Bande dessinée « Différent et alors »

Hop’Toys lance une nouvelle rubrique consacrée à la bande dessinée !

Cette sélection propose des ouvrages qui s’adressent à un large public : enfants, ados ou adultes confrontés ou non au handicap ou à la maladie. Un seul leitmoviv : le vivre ensemble ! Certaines BD abordent ce thème avec humour, d’autres avec poésie ou même avec une certaine dose d’impertinence.  Et souvent, cela fait mouche…

Notre coup de coeur : « C’est pas du jeu »

Kemil, Ania, Cannelle, Chaïma, Corentin, Gaëtan, Kérenna, Quentin et Yanis sont des enfants de l’association Kemil et ses amis. Ils ont un signe particulier : ils sont atteints d’une maladie rare. Leur parcours n’est pas commun. Le quotidien de leurs parents, non plus !

C’est pas du jeu est une BD qui relate avec humour des anecdotes authentiques et vécues que les parents ont tenu à partager avec les lecteurs. L’album est donc le résultat d’un travail collectif où l’histoire et l’identité de chacun ont été respectées. 

C’est pas du jeu aborde des sujets récurrents liés au handicap de l’enfant. Du diagnostic à la scolarisation, le chemin parcouru est différent des autres jeunes de leur âge. Les parents doivent composer et se réorganiser dans une autre vie. 

Découvrez toute la sélection des bandes dessinées « Diffrent et alors »

DES MOTS DANS LES MAINS  LA BANDE A ED TOME 1

Bilan sur la loi de 2005 sur le handicap

10 ans après la loi de 2005, quand est-il du regard de la société et de la volonté des pouvoirs publics à œuvrer en faveur du handicap ?
Cette loi vise à favoriser l’accès à l’autonomie des personnes handicapées à travers trois grands axes :
– l’accessibilité généralisée pour tous les domaines de la vie sociale (éducation, emploi, cadre bâtiments, transports) ;
– le droit à compensation, définit au regard du projet de vie ;
– l’information et l’accompagnement, avec la création des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

À la demande du Comité d’Entente, l’IFOP a cherché à dresser un bilan en croisant le regard du grand public, d’élus et de personnes en situation de handicap ou d’aidants, sur chacune de ces dimensions. L’apport du regard croisé dans l’analyse des résultats permet de mettre en lumière plusieurs enseignements.

D’une part le hiatus qui se dessine entre l’opinion public et les personnes en situation de handicap d’un côté et de l’autre les élus, acteurs de la mise en œuvre de la loi sur leur territoire. Si les premiers sont une très large majorité à estimer que le plus grand frein à l’intégration des personnes handicapées dans la société est avant tout lié à des questions relevant de la prise de décisions des pouvoirs publics, les élus défendent le point de vue inverse. Plus des ¾ estiment que les pouvoirs publics prennent des mesures concrètes pour améliorer la situation des personnes handicapées ou des aidants. Certes, des actions ont été mises en œuvre, mais sans réelle politique globale qui aujourd’hui laisse de grands vides, notamment en matière d’accessibilité à l’emploi et de niveau de vie.

Autre enseignement important de cette étude, la nécessité de poursuivre le travail sur le besoin de faire changer les regards. Si des progrès ont été constatés auprès du grand public, il s’agit aujourd’hui de dépasser les « bons sentiments » pour faire prendre conscience que chacun peut agir à son niveau pour favoriser la socialisation des personnes en situation de handicap.

Consulter l’enquête Comité d’Entente-IFOP « Regards croisés sur la loi 2005 »

Vincent (ancien de Ramdam) dans la presse !

La maman de Vincent nous fait partagé sa joie et sa fierté pour son fils Vincent qui était à Ramdam lorsqu’il était petit suivi par Alain Chuen.

Grâce à ce témoignage, elle remercie toute l’équipe qui avait cru en Vincent…

Bravo à Vincent pour ses exploits sportifs et bonne chance pour les prochains !

vincent_article_LaProvence_

La bande dessinée pour parler d’handicap

Clin d’œil sur deux BD trouvées sur internet et au Salon Autonomic de Paris:

 

PHOTO BD KEMIL ET SES AMIS

« C’est pas du jeu » – Kemil & ses amis

Bande dessinée associative pour parler du quotidien des enfants handicapés et leur entourage réalisée à partir de témoignages des membres de l’association Kemil & ses amis.

 

PHOTO BD BANDE A ED

« Tous ensemble et tous différents » – La Bande à Ed par Jak et Geg

Bande dessinée où les héros sont des gamins tous différents réalisée par un ancien prof & un dessinateur.

Pour ce numéro ils ont collaboré avec l’APF qui a proposé à la fin de la BD des fiches pratiques, quizz sur le handicap.

Blog de la bande à ED : http://labandeaed.over-blog.com

 

 

 

Besoin d’info ?

logo handirect_magazine_handicapHandirect, est un bimestriel français indépendant fondé en 1997 et dont le siège est situé à Lyon.

Sa devise « Le magazine pratique des situations handicapantes » résume l’axe poursuivi : diffuser le plus grand nombre d’informations pratiques, traiter l’actualité et les sujets de fond qui concernent les personnes handicapées et leur entourage familial et professionnel.

 

Changer les regards

L’infirmité Motrice Cérébrale, aussi appelée, paralysie cérébrale, est un handicap moteur causé par des lésions cérébrale autour de la naissance (pendant la grossesse, naissance prématurée ou difficile).

Elles se manifestent par des troubles moteurs permanents, souvent accompagnés de difficultés cognitives (mémoire, apprentissage, langage, pensée, raisonnement) qui perdurent jusqu’à l’âge adulte. Méconnue car souvent désignée par ses manifestations (diplégie, paraplégie…), elle concerne aujourd’hui 125 000 personnes.

Télécharger la plaquette « changeons de regard sur le handicap » ici en partenariat avec Zep et les éditions Glénat !

Qu’est ce que l’IMC : L’Infirmité Motrice Cérébrale

L’Infirmité Motrice Cérébrale est la conséquence permanente d’une atteinte cérébrale survenue avant ou autour de la naissance : manque d’oxygénation du cerveau, hémorragie cérébrale, insuffisance de la nutrition du cerveau en particulier chez les prématurés, etc.

Les anglo-saxons parlent de paralysie cérébrale (Cerebral Palsy).

Le symptôme le plus courant est le manque de contrôle au niveau des muscles volontaires ou contrôle de la motricité automatique et volontaire; mais les conséquences varient selon la gravité de la déficience.

1ère cause de handicap moteur chez l’enfant

  • Souvent associée à des difficultés cognitives
    (mémoire, apprentissage, langage, pensée, raisonnement).
  • La scolarisation en milieu ordinaire reste souvent possible.

Pourquoi ?

  • Causée par la destruction de certaines cellules du cerveau.
  • Conséquence d’un défaut d’irrigation du cerveau autour de la naissance
    (avant, pendant ou après).

Qui ?

  • Elle n’est ni génétique, ni héréditaire.
  • Ca peut arriver à tout le monde !
  • Les plus exposés : les bébés prématurés et ceux de faibles poids.

Quelle évolution ?

  • Si les lésions cérébrales sont irréversibles, le handicap, lui, ne l’est pas forcément : une amélioration est possible grâce à un accompagnement précoce, quotidien et adapté.

Bien qu’elle soit très répandue, 1 naissance sur 450, l’IMC reste méconnue, car souvent désignée par ses manifestations : diplégie, paraplégie.