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Retour sur deux méthodes pour aider nos enfants – réflexes archaïques et brain gym

Un nouveau regard sur les troubles d’apprentissage

Au cours du dîner chaleureux du 23 mars 2017, parents et professionnels ont découvert une approche peu connue autour des troubles d’apprentissage : les réflexes archaïques.

Les reflexes primitifs sont des mouvements automatiques qui émergent in utero et restent actifs plusieurs mois après la naissance. Ils ont un rôle de protection et de survie… Ces réflexes ont une phase d’activation, plus ou moins longue, puis d’intégration (vers l’âge d’un an). On a constaté que chez certains enfants ou adultes, une partie des réflexes ne s’était pas bien développée ou ne s’intégrait pas complètement. Mais la persistance de ces réflexes constitue un stress corporel, un parasitage qui perturbent les apprentissages. Des techniques corporelles autour du mouvement permettent aujourd’hui d’y remédier… Pour en savoir plus, le site de Claire Lecut, l’intervenante de cette soirée  : http://mouvement-et-apprentissage.net/ . Voir aussi notre article dans l’Entraide Parents

 mouvement et apprentissage

Un nouveau regard sur les troubles des apprentissages

Méthode d’intégration des réflexes archaïques ou comment utiliser des approches corporelles différentes pour permettre de reconnecter certaines aires cérébrales

INTRODUCTION

« Les réflexes du nourrisson influencent le développement moteur et ce dernier est d’une importance cruciale pour le développement du cerveau, pour les processus mentaux et intellectuels de la vie future de l’individu. Non seulement les réflexes archaïques constituent la base neurologique pour développer le contrôle de nos mouvements, mais ils sont importants car ils nous protègent et nous aident à survivre dans des situations de stress ». S.Masgutova

 Les réflexes archaïques sont des mouvements automatiques que l’on observe chez le nouveau-né déclenchés par des stimuli internes/externes spécifiques.

Leur présence est le signe du bon développement du système nerveux et du tonus musculaire du bébé. C’est pourquoi le pédiatre en contrôle systématiquement quelques-uns lors du premier examen à la maternité.

Certains apparaissent pendant la vie fœtale, d’autres pendant l’accouchement, et quelques uns dans les semaines qui suivent. Ils sont essentiels à la survie du nouveau-né (Ex: réflexe de recherche du sein puis celui de succion, etc).

Après leur apparition, chacun de ces réflexes (on en a observé environ 70) a une phase d’activation plus ou moins longue, puis d’inhibition. Ce programme est commun chez l’être humain.

À la naissance, toutes les parties du cerveau sont en place mais ne fonctionnent pas encore pleinement. Si tel était le cas, la taille du cerveau serait telle que le crâne ne pourrait passer dans le canal uterin lors de la naissance. Le nouveau-né va donc devoir « terminer » la maturité de son cerveau dans les mois suivants. Pour que l’enfant puisse se servir de son cerveau comme d’un « outil » à part entière, des connexions entre ses différentes parties doivent être établies.

C’est grâce aux mouvements réflexes de son corps et aux multiples stimuli sensoriels expérimentés à travers le mouvement, que les fibres nerveuses vont pouvoir se développer et former un réseau de communication entre toutes les parties de son système nerveux.

La phase d’intégration se déroule pour la majeure partie des réflexes avant l’âge de 1 an mais elle peut se prolonger jusqu’à 3 ans environ (jusqu’à l’âge d’un an, les connexions du système nerveux se développent à raison de 4,7 millions par minute).

En fait, le schéma réflexe cède peu à peu la place à un mouvement contrôlé et volontaire. Par exemple, le réflexe de grasping (si vous mettez un doigt dans la main du bébé, il ne peut s’empêcher de le serrer fortement), se transforme peu à peu en un mouvement volontaire chez le petit enfant. Celui-ci va progressivement être en mesure de décider s’il souhaite (ou non) prendre/lâcher n’importe quel objet.

 Un enfant dont les réflexes ont été suffisamment activés, puis intégrés, ressent un état de sécurité intérieure.

Il a une compréhension mature de lui-même, tant sur le plan physique qu’émotionnel et, par conséquent, une meilleure compréhension des autres et de son environnement. Il renforce peu à peu ses facultés d’adaptation.

 Cependant, on a constaté que chez des enfants ou des adultes, certains réflexes, soit ne s’étaient pas bien développés, soit ne s’intégraient pas complètement.

Si certains réflexes ne se développent pas, l’enfant va vite manquer de tonus musculaire, ce qui va retarder son développement moteur, générer un faible réseau de communication entre les parties du cerveau et entraîner des difficultés d’apprentissage.

Si les réflexes se développent mais ne s’intègrent pas au système nerveux, ils vont rester plus ou moins actifs et constituer une gêne pour l’enfant dans l’acquisition des apprentissages : pour reprendre l’exemple du grasping, si celui-ci reste un peu actif, il va peut-être s’ensuivre pour l’enfant une pression excessive sur son stylo, un archet, une raquette de tennis, etc.

Il est essentiel de comprendre que la rémanence de plusieurs réflexes archaïques constitue pour l’enfant ou l’adulte un stress corporel tel qu’il lui est très difficile de se consacrer pleinement à ses objectifs d’apprentissage. Son énergie va être dépensée en premier lieu à l’élaboration de stratégies posturales pour rechercher une sensation de sécurité : ainsi, on peut voir très souvent dans une classe des enfants enrouler systématiquement leurs jambes autour des pieds de leur chaise, ou encore s’asseoir à califourchon avec une jambe repliée sous une fesse, etc.

Ce sont autant de petits gestes automatiques pour « verrouiller » ce corps qui intérieurement a envie de bouger dans tous les sens comme lorsqu’il était bébé afin de créer ce réseau de fibres nerveuses qui lui fait défaut aujourd’hui.

Dans ces conditions, on comprendra que l’enfant n’a pas accès à tout son potentiel d’apprentissage.

Tiré du site internet de Claire LECUT

NOTES PRISES AU COURS DE LA SOIREE :

ETAT DES LIEUX

A la naissance toutes les parties du cerveau sont en place, mais il faut connecter les aires entre elles. Le système limbique, est le système des émotions. La raison prend le relai sur le système limbique (lobes préfrontaux) ce qui permet de ne pas être géré uniquement par les sentiments.

Comment l’enfant développe les informations cognitives in-utéro ?

– les mouvements in-utéro vécus par les mouvements de la maman

– les réflexes primitifs vont se mettre en place in-utéro très tôt dès la 5è semaine i-utéro (succion, réflexe tonique asymétrique du ou=donne des coups de pied, joue avec le cordon). Si la maman est immobilisée pendant la grossesse, cela peut impacter la mise en place des réflexes.

Chaque réflexe active un schéma moteur bien défini.

Le problème d’énurésie =pipi au lit, peut être une non-abolition du réflexe de GALAN (= frotter en lombaires sur un côté produit une ascension de l’hémibassin omolatéral)

réflexe_grapheLes réflexes vont mâturer puis être intégrés environ à 12 mois. (Les réflexes ne disparaissent pas, ils s’intègrent). Par exemple : à l’âge adulte, je fais de l’escalade, je m’agrippe avec ma motricité volontaire (lobes frontaux) mais si je tombe je m’agrippe avec ma motricité réflexe (cortex postérieur, système limbique).

Le corps calleux, qui relie les hémisphères, se développe par le 4 pattes. Cela permet de croiser la ligne médiane. Mais si l’enfant ne passe pas par le 4 pattes, la brain gym peut aider.

Le système vestibulaire est favorisé par les mouvements de la mère.

Certains enfants sont très agités, ils ont des troubles des apprentissages. Cela joue un rôle dans les émotions et le langage.

Nous avons un filtre sensoriel qui permet d’élaguer tout ce qui n’est pas nécessaire (ex : les bruits de fond). Si les réflexes sont très actifs, le système sensoriel va être toujours en hypervigilance. Chacun va avoir une méthode d’apprentissage en fonction de la qualité de son filtre sensoriel.

Le stress :

– Sous un stress, les réflexes se réactivent. Ils se réactivent correctement s’ils ont été bien intégrés auparavant.

– un stress important peut perturber l’intégration des réflexes

Des réflexes mal intégrés peuvent induire :

– un manque de tonus musculaire,

– un manque de motivation,

– un retard de développement moteur,

– un manque d’endurance physique, une fatigabilité,

– une sensation d’insécurité,

– une instabilité émotionnelle,

– une agitation par compensation posturale,

– un manque d’endurance intellectuelle,

– des difficultés de concentration,

– une énurésie,

– une hypervigilance,

– une perturbation du système sensoriel (yeux sensibles, n’aime pas les chatouilles, les câlins, marche sur la pointe de pieds, s’assoit en W, n’aime pas marcher pieds nus, mâchouille tout, hypersensibilité aux bruits forts…),

– des troubles DYS (le corps calleux n’a peut-être pas été assez stimulé par le 4 pattes).

QUELS OUTILS ? QUELLE SOLUTION ?

 Un environnement propice pour apprend

  • sécurisant, détendu, possibilité de bouger, stimulant, accès multisensoriel.
  •   Pour apprendre :

10% de ce qu’on lit

20% de ce que l’on entend

30% de ce que l’on voit

50% de ce que l’on voit et entend

70% de ce dont on a parlé et discuté

80% de l’expérience personnelle

95% de ce qu’on enseigne aux autres

 

La brain gym

Se compose de 26 mouvements :

– Mouvements croisés pour utiliser le pont entre les 2 hémisphères

– Point d’acupuncture sur le méridien du rein

– dessins avec les 2 mains pour favoriser le croisement de la ligne médiane

– travail des yeux (faire des 8 en imaginant un dessin sur une vitre ou en faisant suivre une lumière, toujours dans l’objectif de croiser la ligne médiane)

– répétition de mouvements passifs rythmiques qui vont reproduire les mouvements in-utéro

– prise de conscience des syncinésies et mouvements compensatoires

– massage (par ex, si réflexe de Babkin dans la main, le massage permet de réveiller les muscles qui ne font qu’un bloc)

– mime du réflexe de Moro

 Effet pygmalion

Importance de croire dans la potentiel de l’enfant

La remédiation

= intégration des réflexes par une remédiation bien sécifique

Pour cela initialement faire :

– un bilan postural

– un bilan des réflexes

D’autres outils :

  • un coussin à air pour la position assise qui aide aux bonnes postures en cas de position prolongée : Gymnic Sit On Air Coussin gonflable Bleu  (proposition lien achat ici

 

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